Une réussite pour la première formation FéminiCités de l’année!

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Le 26 Janvier, FéminiCités a pu accueillir, grâce à la participation généreuse de Passerelle 17 (la régie de quartier du 17ème arrondissement) une trentaine de participant.e.s pour échanger sur le thème du genre et son rapport aux espaces urbains.

Cette première formation de l’année avait pour nous un triple objectif :

  • Il s’agissait tout d’abord de prendre le temps de présenter, à tout.e.s celles.eux qui nous accompagnent dans notre projet associatif, le fondement militant et intellectuel de notre démarche, les raisons qui nous on poussés à nous regrouper pour créer FéminiCités comme une association spécifiquement dédiées à l’étude, la sensibilisation et la mobilisation autour des sujets touchant à la fois le genre et la ville.
  • Nous avions ensuite la volonté de poser les bases d’une formation initiale, appropriable par tou.te.s, qui présente les fondements de l’analyse des phénomènes urbains par le biais des questions de genre.
  • Enfin, nous désirions lancer un mouvement qui doit faire du pole formation de FéminiCités un outil participatif. Nous désirons, avec celles.eux qui le veulent, monter d’autres formations qui permettent à tou.te.s de s’investir et de renforcer nos connaissances communes sur tout un champs de sujets spécifiques touchant aux questions urbaines et de genre.

Face à ces trois objectifs, nous sommes heureux.ses de constater que la formation fut un succès et que les contributions de chacun.e à la discussion ont été de qualité et ont permis d’enrichir le contenu préparé par le pôle formation de notre association.

La soirée s’est organisée en 2 temps :

  • Un premier moment de présentation de notre association et de retour sur le contexte scientifique et militant dans lequel s’inscrit la démarche de féminiCités, avec une présentation rapide des principaux débats et paradigmes de la recherche sur les questions de genre et d’espace urbains.
  • L’organisation en petites équipes d’un quizz qui nous a permis, à l’occasion de chaque question, d’échanger sur des dimensions plus thématiques liant genre et ville, comme le rapport des femmes et personnes LGBT+ aux transports, aux espaces urbains ou aux problématiques de logement.

Le contenu de cette formation, et les références utilisées pour le construire, sont disponible sur ce lien qui mène vers le « google doc » ayant permis de la travailler. Nous choisissons de livrer le document tel quel, ouvert à vos commentaires et remarques, car nous le voulons une base pour l’amélioration de cette formation que nous desirons organiser de manière régulières pour les nouveaux.elles adhérent.e.s de FéminiCités et pour tou.te.s celles.eux qui nous découvrent.

Voici le lien : https://docs.google.com/document/d/1l0FsH-Qaf88Q3MYfqfoTCw2UJGQKAYcB667ZFI-rriA/edit?usp=sharing

Cette formation a aussi été l’occasion d’annoncer la création d’un groupe facebook spécifique de FéminiCités, ouvert à tou.te.s, et qui sera l’outil principal du travail collaboratif que nous souhaitons mener avec vous pour organiser de nouvelles formations. Il sera le lieu de vos suggestions, remarques et proposition pour de nouvelles formations, nouveaux sujets à explorer et nouvelles méthodes à expérimenter.

En voilà le lien: https://www.facebook.com/groups/1638438353126439/?fref=ts

Nous espérons que cette formation sera la première d’une longue série que nous voulons concevoir avec vous. La lutte à laquelle nous voulons participer, celle de l’accès de tou.te.s à la ville, passe par notre formation collective et notre appropriation commune des outils intellectuels de cette lutte. Ensemble, nous pouvons donner forme à ces outils et les transmettre! Au travail!

Conférence « Genre et Urbanisme » Magistram-FéminiCités: quelles conclusions?

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La conférence « Genre et Urbanisme » organisée par Magistram, avec la participation de FéminiCités, a permis de réunir le soir du 14 décembre, à l’institut de Géographie, une série d’intervenant.e.s pour aborder la question de la place du genre et des études de genre dans la formation des urbanistes. Nous voulons, à travers cet article, rendre compte des interrogations, réflexions et idées qui ont été échangés par les intervenant.e.s.

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Peut-il n’y avoir qu’un seul féminisme ?

Inès Saab

L’examen des transformations, mutations et histoires du féminisme occupe un vaste sujet d’étude, à la fois riche et complexe. Pour saisir les enjeux définitionnels et critériologiques du féminisme, il est nécessaire d’en revenir aux racines de ce mouvement social qu’il tire dans la lutte contre les injustices faites aux femmes et qui s’est donné pour objectif et ambition de transformer la société par l’abolition de rapports sociaux inégalitaires entre femmes et hommes. Le féminisme a une vocation et une démarche dans un premier temps, libératrice (qu’elle soit individuelle et collective) mais aussi redéfinitionnelle puisqu’il s’agit d’interroger les rapports sociaux de sexe et de genre. Afin de saisir de façon assez large ce que l’on entend par féminisme, nous pouvons dire que le féminisme se définit comme un mouvement de lutte-s pour la reconnaissance, l’autodétermination, la participation politique, l’acquisition puis le respect des droits des femmes. Etre féministe relève dans un premier d’une prise de conscience lucide d’un système particulier dominant qui opère une domination, une violence et oppression collective particulière sur les femmes parce qu’elles sont femmes. Cette prise de conscience de cette domination, de cette violence, et oppression peut émerger de par des expériences vécues et subies de manière plus ou moins personnelle, ou observées, constatées. S’il est tout d’abord un exercice de la pensée, le féminisme est aussi un véritable exercice politique et de lutte sociale qui a sa propre puissance et capacité d’agir.

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Mardi de FéminiCités #1 : la non-mixité dans les espaces militants en débat

Lucence Ing et Fanny Helleu

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Mardi 8 novembre, premier mardi de FéminiCités ! Nous sommes impatientes d’animer ce premier atelier, un apéro-lecture autour du thème de la non-mixité dans les espaces militants. Lorsque nous arrivons devant le bar, une demi-heure avant l’heure de rendez-vous donnée à nos adhérent.e.s, nous voyons tout de suite que la soirée ne va pas se dérouler aussi bien que nous l’avions rêvée : le bar est en effet fermé, le gérant ne répond pas à son téléphone. Gros coup de stress, mais nous trouvons un plan B : une brasserie dans laquelle il y a des fauteuils confortables et des bières pas trop chères.

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“Black is the color of my true art”

Inès Edel-Garcia et Lucence Ing

Samedi 5 novembre 2016, nous sommes allées passer la journée au Havre. Pourquoi ? Pour voir la toute récente exposition “L’autre continent. Artistes, femmes, africaines” qui se tient au Museum d’histoire naturelle. Alors qu’au Musée du Quai Branly s’ouvrait début octobre l’exposition “The Color Line : Les artistes africains-américains et la ségrégation”, le Museum d’histoire naturelle du Havre met quant à lui en lumière le travail de femmes artistes africaines. Si le musée où a lieu l’exposition porte encore en lui une forte connotation néo-coloniale et peut sembler peu adéquat à la présentation d’artistes contemporaines, on ne peut que louer le choix d’un tel sujet d’exposition, encore trop peu exploré aujourd’hui.

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Touche Pas à Mon Poste, agressions sexuelles et culture du viol – Pourquoi il faut réagir

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Jean-Luc Lemoine / Via replay.c8.fr / Buzzfeed

Le 13 octobre dernier, lors d’une session live de 35 heures, l’émission Touche Pas à Mon Poste, animée par Cyril Hanouna et diffusée sur D8, a été le théâtre d’une agression sexuelle. Jean-Michel Maire, un chroniqueur régulier de l’émission, encouragé par ses collègues présent.e.s sur le plateau, a embrassé les seins de Soraya Rifi, une invitée de l’émission, bien que celle-ci ait plusieurs fois refusé le baiser. Jean-Michel Maire n’a pas pris en compte ce refus et a donc outrepassé le consentement de Soraya Rifi sous les applaudissements des spectateurs.trices.

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Un projet d’enquête pour l’année 2016-2017 : le harcèlement des personnes trans et les violences transphobes dans les transports en commun

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Janol Apin, projet Métropolisson

L’an dernier, la FNAUT (Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports) lançait une étude sur le harcèlement des femmes dans les transports en commun, via une large enquête par questionnaire. Cette enquête, assez complète et relativement inédite dans le domaine de l’assistance à l’action publique, ne permettait cependant pas de prendre en compte les particularités du harcèlement vécu tout d’abord par les femmes trans, ni par les personnes trans en général. En effet, le harcèlement dû à la non-conformité aux attentes liées à l’assignation à la naissance n’est pas pris en compte, le vécu des femmes trans n’est pas comparé à celui des femmes cisgenres, et l’enquête se focalise sur le harcèlement ayant pour origine les usagèr.e.s des transports en commun… tandis que de nombreux témoignages montrent que le harcèlement comprend également le harcèlement institutionnel. C’est particulièrement le cas pour les personnes trans, qui peuvent subir celui perpétué par les agent.e.s de la RATP, et notamment les contrôleuses/eurs et agent.e.s de sécurité, en raison par exemple de la non-conformité des papiers, des titres de transport et des cartes de réduction à l’apparence de la personne.

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Une rentrée sous le signe des luttes sociales

Léa Delmas

L’équipe de FéminiCités pensait pouvoir se détendre tranquillement cet été… Les politiques en ont décidé autrement et nous ont servi un festival d’absurdités qui nous laisse un goût amer.

L’été a commencé avec une proposition de l’Ordre des pharmaciens visant à introduire dans leur code de déontologie une clause de conscience leur permettant de refuser de fournir un contraceptif à des patientes.

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Communiqué – Mobilisons-nous pour un changement d’état-civil libre, gratuit et démédicalisé

Nous avons pris connaissance aujourd’hui des amendements modifiés lors des discussions en Commission des lois de la loi “Justice du XXIème siècle”, concernant notamment le changement d’état civil des personnes trans.

La principale avancée de cette loi, depuis son passage à l’assemblée nationale, était la démédicalisation du changement d’état civil, qui devait permettre aux personnes trans de ne plus avoir à présenter d’attestations médicales pour pouvoir y accéder. Cette avancée, qui était déjà insuffisante puisqu’il est nécessaire que le changement d’état civil soit aussi déjudiciarisé, a été supprimée dans le projet de loi adopté cette semaine. On peut en effet y lire : « La réalité de la situation mentionnée à l’article 61-5 [à savoir la transidentité] est médicalement constatée ».

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Tou-te-s au café dans le 18ème !

Inès Edel-Garcia

         Nous sommes le 10 juillet, il est 16h30. Dans un climat brûlant, les parisien-ne-s se préparent pour la finale de l’Euro. Les passant-e-s et automobilistes s’agitent à dose de klaxons et de sifflets.

         Nous avons rendez-vous à la station Marx Dormoy (ligne 12 du métro). Nous sommes trois jeunes femmes entre 22 et 26 ans. Le café Hôtel de la Poste de la rue Riquet, où nous devions nous rendre initialement, est fermé. Nous nous installons finalement à l’intérieur du Café de la Poste, à l’angle de la rue Ordener et du Boulevard de la Chapelle.

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