Lancement de FéminiCités Lyon le 17 novembre : ne cédons pas face à la diffamation !

A Lyon, le 13 novembre 2017

 

Nous avons pris connaissance de diverses polémiques autour de notre événement de lancement de FéminiCités Lyon, qui aura lieu le vendredi 17 novembre à la Mairie du 1er arrondissement.

Ces polémiques ont d’abord concerné le choix de notre affiche, qui représente trois femmes. L’une d’entre elles porte un voile, ce qui a provoqué un débat malvenu sur la compatibilité du voile avec le féminisme.

Le féminisme que nous voulons porter est un féminisme par et pour tou.te.s. Les femmes musulmanes font partie des groupes sociaux les plus opprimés en France aujourd’hui, particulièrement dans l’espace public où les agressions islamophobes et sexistes (insultes, crachats, voiles arrachés…) sont quotidiennes. Nous luttons contre celles.ceux qui veulent imposer le voile aux femmes tout comme contre celles.ceux qui, dans une approche islamophobe et paternaliste, veulent les forcer à le retirer. Toutes les personnes subissant des oppressions de genre sont les bienvenues à FéminiCités, et c’est ce que représente notre affiche.

Ces polémiques concernent aussi l’atelier “Check tes privilèges” prévu lors de cette soirée, que nous avons déjà organisé à plusieurs reprises. La programmation de cet atelier nous vaut aujourd’hui des accusations d’antisémitisme, notamment de l’association “Vivre la République” qui, dans un communiqué du 9 novembre, s’appuie sur un document trouvé sur internet qui n’a rien à voir avec ce que propose notre association.

L’atelier “Check tes Privilèges” que nous organisons a vocation à faire prendre conscience à chacun.e des privilèges qu’il.elle peut avoir, comme des oppressions qu’il.elle subit. Il permet de susciter une discussion sur leurs impacts sur notre vie quotidienne. La participation à cet atelier est volontaire et anonyme.

FéminiCités dément formellement les accusations d’antisémitisme qui pèsent sur notre association. Ces allégations sont non seulement sans fondement (et pourraient, si FéminiCités décidait d’entamer les procédures nécessaires, tomber sous le coup de la loi) mais démontrent aussi l’utilité de notre démarche. En refusant d’opposer les oppressions dont souffrent les un.e.s et les autres, nous prenons en compte les oppressions structurelles – parmi lesquelles l’antisémitisme – dans leur globalité. Nous invitons les instigateur.trice.s de ces accusations, aussi graves qu’infondées, à réviser leur jugement et à participer à l’atelier du 17 novembre afin de se faire une opinion fondée sur des faits plutôt que sur des calomnies et des suppositions.

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FéminiCités à Nuit Debout

Inès Edel-Garcia

Il y a tout juste un an, FéminiCités découvrait Nuit Debout, mouvement de mobilisation citoyenne né en réaction à la loi Travail. Curieuses, quatre de nos militantes se sont rendues plusieurs fois Place de la République entre avril et juin 2016. L’objectif était se faire une idée du mouvement et plus particulièrement de la commission Féminismes, dans ses configurations mixtes et non-mixtes. Vivre l’expérience Nuit Debout avait un double intérêt pour l’association : interroger les rapports de genre dans l’occupation d’un espace public et dans les mouvements sociaux. Sur place, nous avons rencontré trois militant.e.s qui ont souhaité rester anonymes. Immersion et témoignages.

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Mardi de FéminiCités #2 : 3 ateliers participatifs pour mieux comprendre l’invisibilisation des femmes dans l’espace public

Inès Edel-Garcia

Le 7 février dernier, nous étions une quarantaine, réunis à La Vénus Noire pour un second Mardi de FéminiCités. L’objet de ce rendez-vous ? L’invisibilisation des femmes dans l’espace public car en effet, les espaces publics sont loin d’être neutres du point de vue du genre.

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Promoteurs, changez vos habitudes !

Léa Delmas et Inès Edel-Garcia

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Ca ne vous aura pas échappé : les promoteurs adorent décorer les villes de larges panneaux permettant aux passant.e.s de prévisualiser une future opération d’aménagement. Qu’y voit-on ? Des images de synthèse de belles résidences ensoleillées, arborant d’agréables balcons et des espaces publics végétalisés. Le promoteur cherche à vendre du rêve en montrant une image attirante de son produit et, de leur côté, les client.e.s potentiel.le.s doivent pouvoir se projeter dans ces espaces. Souvent, on y distingue des passant.e.s, des cyclistes, des familles, des séniors, des ami.e.s… Mais pas n’importe lesquel.le.s  Ce sont principalement des couples hétérosexuels qui se tiennent la main, des femmes équipées de poussettes et s’occupant d’enfants en bas âge. Des personnes blanches et valides, de surcroît.

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Conférence « Genre et Urbanisme » Magistram-FéminiCités: quelles conclusions?

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La conférence « Genre et Urbanisme » organisée par Magistram, avec la participation de FéminiCités, a permis de réunir le soir du 14 décembre, à l’institut de Géographie, une série d’intervenant.e.s pour aborder la question de la place du genre et des études de genre dans la formation des urbanistes. Nous voulons, à travers cet article, rendre compte des interrogations, réflexions et idées qui ont été échangés par les intervenant.e.s.

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Peut-il n’y avoir qu’un seul féminisme ?

Inès Saab

L’examen des transformations, mutations et histoires du féminisme occupe un vaste sujet d’étude, à la fois riche et complexe. Pour saisir les enjeux définitionnels et critériologiques du féminisme, il est nécessaire d’en revenir aux racines de ce mouvement social qu’il tire dans la lutte contre les injustices faites aux femmes et qui s’est donné pour objectif et ambition de transformer la société par l’abolition de rapports sociaux inégalitaires entre femmes et hommes. Le féminisme a une vocation et une démarche dans un premier temps, libératrice (qu’elle soit individuelle et collective) mais aussi redéfinitionnelle puisqu’il s’agit d’interroger les rapports sociaux de sexe et de genre. Afin de saisir de façon assez large ce que l’on entend par féminisme, nous pouvons dire que le féminisme se définit comme un mouvement de lutte-s pour la reconnaissance, l’autodétermination, la participation politique, l’acquisition puis le respect des droits des femmes. Etre féministe relève dans un premier d’une prise de conscience lucide d’un système particulier dominant qui opère une domination, une violence et oppression collective particulière sur les femmes parce qu’elles sont femmes. Cette prise de conscience de cette domination, de cette violence, et oppression peut émerger de par des expériences vécues et subies de manière plus ou moins personnelle, ou observées, constatées. S’il est tout d’abord un exercice de la pensée, le féminisme est aussi un véritable exercice politique et de lutte sociale qui a sa propre puissance et capacité d’agir.

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Mardi de FéminiCités #1 : la non-mixité dans les espaces militants en débat

Lucence Ing et Fanny Helleu

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Mardi 8 novembre, premier mardi de FéminiCités ! Nous sommes impatientes d’animer ce premier atelier, un apéro-lecture autour du thème de la non-mixité dans les espaces militants. Lorsque nous arrivons devant le bar, une demi-heure avant l’heure de rendez-vous donnée à nos adhérent.e.s, nous voyons tout de suite que la soirée ne va pas se dérouler aussi bien que nous l’avions rêvée : le bar est en effet fermé, le gérant ne répond pas à son téléphone. Gros coup de stress, mais nous trouvons un plan B : une brasserie dans laquelle il y a des fauteuils confortables et des bières pas trop chères.

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“Black is the color of my true art”

Inès Edel-Garcia et Lucence Ing

Samedi 5 novembre 2016, nous sommes allées passer la journée au Havre. Pourquoi ? Pour voir la toute récente exposition “L’autre continent. Artistes, femmes, africaines” qui se tient au Museum d’histoire naturelle. Alors qu’au Musée du Quai Branly s’ouvrait début octobre l’exposition “The Color Line : Les artistes africains-américains et la ségrégation”, le Museum d’histoire naturelle du Havre met quant à lui en lumière le travail de femmes artistes africaines. Si le musée où a lieu l’exposition porte encore en lui une forte connotation néo-coloniale et peut sembler peu adéquat à la présentation d’artistes contemporaines, on ne peut que louer le choix d’un tel sujet d’exposition, encore trop peu exploré aujourd’hui.

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Touche Pas à Mon Poste, agressions sexuelles et culture du viol – Pourquoi il faut réagir

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Jean-Luc Lemoine / Via replay.c8.fr / Buzzfeed

Le 13 octobre dernier, lors d’une session live de 35 heures, l’émission Touche Pas à Mon Poste, animée par Cyril Hanouna et diffusée sur D8, a été le théâtre d’une agression sexuelle. Jean-Michel Maire, un chroniqueur régulier de l’émission, encouragé par ses collègues présent.e.s sur le plateau, a embrassé les seins de Soraya Rifi, une invitée de l’émission, bien que celle-ci ait plusieurs fois refusé le baiser. Jean-Michel Maire n’a pas pris en compte ce refus et a donc outrepassé le consentement de Soraya Rifi sous les applaudissements des spectateurs.trices.

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