“Black is the color of my true art”

Inès Edel-Garcia et Lucence Ing

Samedi 5 novembre 2016, nous sommes allées passer la journée au Havre. Pourquoi ? Pour voir la toute récente exposition “L’autre continent. Artistes, femmes, africaines” qui se tient au Museum d’histoire naturelle. Alors qu’au Musée du Quai Branly s’ouvrait début octobre l’exposition “The Color Line : Les artistes africains-américains et la ségrégation”, le Museum d’histoire naturelle du Havre met quant à lui en lumière le travail de femmes artistes africaines. Si le musée où a lieu l’exposition porte encore en lui une forte connotation néo-coloniale et peut sembler peu adéquat à la présentation d’artistes contemporaines, on ne peut que louer le choix d’un tel sujet d’exposition, encore trop peu exploré aujourd’hui.

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Introduction au féminisme de Christine Delphy

Inès Edel-Garcia

A l’occasion de la projection publique du documentaire « Je ne suis pas féministe mais… » le 1er mars dernier, Inès Edel-Garcia revient sur le parcours et les positions résolument féministes de Christine Delphy.

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« Je ne suis pas féministe mais… » Telle est la réplique favorite de nombreuses femmes désireuses d’égalité mais craignant les représailles dues aux stéréotypes associés à l’engagement féministe. Cette expression témoigne en effet de la difficulté quasi-symptomatique qu’ont les femmes à se déclarer féministes, aujourd’hui encore. C’est ce constat que soulignait déjà la sociologue et féministe matérialiste Christine Delphy dans les années 80 sur le plateau d’une émission animée par Simone de Beauvoir[1].

Cette expression a finalement donné son nom au documentaire des soeurs Tissot, consacré à la vie et à l’engagement de Delphy[2]. Un reportage qui espère « donner envie à d’autres femmes d’être féministes », déclare l’une des réalisatrices.

Avec talent et humour, ce 52 minutes jongle entre des entretiens de Christine Delphy dans sa maison dans le Sud, des images d’archives sur le MLF et des clips musicaux de Nina Simone ou encore Lesley Gore, aux paroles hautement significatives. On déroule ainsi naturellement le parcours de Delphy, l’occasion de réinterroger les chevaux de bataille du (des) féminisme(s).

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