Lancement de l’enquête « Trans et transports »

berlin-630640_1920

En 2015, la FNAUT (Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports) lançait une étude sur le harcèlement des femmes dans les transports en commun, via une large enquête par questionnaire. Cette enquête, assez complète et relativement inédite dans le domaine de l’assistance à l’action publique, ne permettait cependant pas de prendre en compte les particularités du harcèlement vécu tout d’abord par les femmes trans, ni par les personnes trans en général. En effet, le harcèlement dû à la non-conformité aux attentes liées à l’assignation à la naissance n’est pas pris en compte, le vécu des femmes trans n’est pas comparé à celui des femmes cisgenres, et l’enquête se focalise sur le harcèlement ayant pour origine les usagèr-e-s des transports en commun… tandis que de nombreux témoignages montrent que le harcèlement comprend également le harcèlement institutionnel. C’est particulièrement le cas pour les personnes trans, qui peuvent subir celui perpétré par les agent-e-s de la RATP, et notamment les contrôleuses/eurs et agent-e-s de sécurité, en raison par exemple de la non-conformité des papiers, des titres de transport et des cartes de réduction à l’apparence de la personne.

L’un des axes d’action fondateurs de FéminiCités est la recherche-action : les outils de la recherche sont des outils importants pour le militantisme, et nous souhaitons contribuer à leur réappropriation par les personnes concernées.  Nous avons donc lancé, en 2016, un projet visant à compléter l’étude de la FNAUT par une enquête traitant du harcèlement des personnes trans dans les transports. Les objectifs sont les suivants : mieux connaître le vécu des personnes trans dans les transports en commun et mettre à jour les enjeux liés à la mobilité des personnes trans, sensibiliser les usagèr-e-s et personnels des transports en commun ainsi que les organismes de gestion des transports et les élu-e-s des territoires concernés aux questions trans et aux enjeux spécifiques mis en lumière par l’enquête, accroître le savoir relatif aux conditions de vie des personnes trans, et donner la parole aux personnes concernées dans le cadre de la réalisation d’une enquête les concernant.

Après un an de travail, le questionnaire d’enquête est fin prêt. Toutes les personnes trans et non-binaires usagères des transports en commun en France sont invitées à y répondre.

Les données, collectées de manière totalement anonyme, seront traitées par l’association FéminiCités, ne seront pas rendues publiques et seront supprimées après publication des résultats (avant mars 2019). Les résultats de l’enquête seront publiés sous forme d’agrégats rendant impossible l’identification individuelle.

Si vous le souhaitez, vous pouvez toujours rejoindre l’équipe chargée de mener à bien ce projet, que vous soyez chercheur/se ou non, que vous soyez une personne transgenre, non-binaire ou cisgenre (sous réserve, évidemment, d’une attitude respectueuse envers les personnes concernées). Il vous suffit d’envoyer un mail à feminicites@gmail.com. Il y a énormément à faire : traitement des données issues du questionnaire, entretiens complémentaires, rédaction du rapport, mise en valeur graphique des résultats principaux… Quelques soient vos envies, il y a une place pour vous ! Les retours critiques sur l’enquête sont également les bienvenus car ils nous permettront de mieux interpréter les résultats. N’hésitez pas à les envoyer à la même adresse.

L’équipe du projet tient à remercier particulièrement toutes les personnes qui se sont investies dans le projet depuis sa création ; des membres de FéminiCités et des nombreuses associations avec lesquelles nous travaillons aux personnes nous ayant apporté une aide ponctuelle. Nous remercions également toute celles, celleux et ceux qui ont répondu à l’enquête.

Pour répondre à l’enquête, c’est par ici : https://framaforms.org/enquete-personnes-trans-et-transports-en-commun-1488717998

Publicités

Mardi de FéminiCités #2 : 3 ateliers participatifs pour mieux comprendre l’invisibilisation des femmes dans l’espace public

Inès Edel-Garcia

Le 7 février dernier, nous étions une quarantaine, réunis à La Vénus Noire pour un second Mardi de FéminiCités. L’objet de ce rendez-vous ? L’invisibilisation des femmes dans l’espace public car en effet, les espaces publics sont loin d’être neutres du point de vue du genre.

20170207_194749

Lire la suite

Conférence « Genre et Urbanisme » Magistram-FéminiCités: quelles conclusions?

15442101_705719822919446_4041096135263612473_n

La conférence « Genre et Urbanisme » organisée par Magistram, avec la participation de FéminiCités, a permis de réunir le soir du 14 décembre, à l’institut de Géographie, une série d’intervenant.e.s pour aborder la question de la place du genre et des études de genre dans la formation des urbanistes. Nous voulons, à travers cet article, rendre compte des interrogations, réflexions et idées qui ont été échangés par les intervenant.e.s.

Lire la suite

Mardi de FéminiCités #1 : la non-mixité dans les espaces militants en débat

Lucence Ing et Fanny Helleu

14908244_679749615516467_5499288240014661272_n

Mardi 8 novembre, premier mardi de FéminiCités ! Nous sommes impatientes d’animer ce premier atelier, un apéro-lecture autour du thème de la non-mixité dans les espaces militants. Lorsque nous arrivons devant le bar, une demi-heure avant l’heure de rendez-vous donnée à nos adhérent.e.s, nous voyons tout de suite que la soirée ne va pas se dérouler aussi bien que nous l’avions rêvée : le bar est en effet fermé, le gérant ne répond pas à son téléphone. Gros coup de stress, mais nous trouvons un plan B : une brasserie dans laquelle il y a des fauteuils confortables et des bières pas trop chères.

Lire la suite

Tou-te-s au café dans le 18ème !

Inès Edel-Garcia

         Nous sommes le 10 juillet, il est 16h30. Dans un climat brûlant, les parisien-ne-s se préparent pour la finale de l’Euro. Les passant-e-s et automobilistes s’agitent à dose de klaxons et de sifflets.

         Nous avons rendez-vous à la station Marx Dormoy (ligne 12 du métro). Nous sommes trois jeunes femmes entre 22 et 26 ans. Le café Hôtel de la Poste de la rue Riquet, où nous devions nous rendre initialement, est fermé. Nous nous installons finalement à l’intérieur du Café de la Poste, à l’angle de la rue Ordener et du Boulevard de la Chapelle.

Capture d’écran 2016-07-22 à 10.26.39

Lire la suite

La rue au féminin : un sujet délicat à traiter

Inès Edel-Garcia, Léa Delmas et Fanny Helleu

Récit du premier FéminiCiné, avec la projection-débat de « Femmes invisibles, survivre dans la rue » de Claire Lajeunie, à la Mairie du 18ème le vendredi 29 avril 2016, en présence de Nadine Mézence (élue PCF à l’égalité de genre et à la lutte contre les discriminations dans le 18ème arrondissement de Paris) et de membres de FéminiCités et de Règles élémentaires.

Lire la suite

FéminiCités intervient devant les agent.e.s de Champigny-sur-Marne

Retour en images et en mots sur notre première intervention publique à Champigny-sur-Marne, le 8 mars dernier. Tous nos remerciements vont au photographe et à la mairie de Champigny-sur-Marne pour ces photos. 

Journée internationale du droit des femmes X.Cambervel-10 2
Léa présente FéminiCités

Dans le cadre de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et des minorités de genre du 8 mars, FéminiCités était invitée avec Stop Harcèlement de Rue par la mairie de Champigny-sur-Marne, à un débat animé par le Centre Hubertine Auclert sur les résistances aux violences sexistes dans l’espace public, face aux agent.e.s municipaux. Cette intervention était notre première intervention publique officielle, et malgré le stress plus ou moins présent, nous avons été très encouragées par l’amabilité de Mathilde de Beaune, représentante de Stop Harcèlement de Rue à cet évènement, et de Iman Karzabi du Centre Hubertine Auclert.

Lire la suite

FéminiCités à la Manif du 6 mars !

Lucence Ing

P1090229

Dimanche 6 mars, jour de la manifestation organisée par le Collectif 8 mars pour toutEs. Pour FéminiCités, c’est une journée entière qui est consacrée à cet événement. Tout d’abord, il s’agit de préparer les panneaux pour la manif. 10h et quelques, j’entre dans la cuisine de l’école Télécom, où nous avons rendez-vous. Je me retrouve face à Oriane et Camille. « Bonjour ! », je lance. Elles me répondent avec un grand sourire. Nous avons toutes des têtes fatiguées, c’est un dimanche matin tout de même, mais nous sommes très motivées pour ce premier atelier banderoles. « Il n’y a personne d’autre ? » je demande. Non, me répond-on, il y a juste Alban qui va arriver. C’est dommage, Oriane a prévu le petit-déjeuner pour une armée ! Lire la suite