Communiqué – Mobilisons-nous pour un changement d’état-civil libre, gratuit et démédicalisé

Nous avons pris connaissance aujourd’hui des amendements modifiés lors des discussions en Commission des lois de la loi “Justice du XXIème siècle”, concernant notamment le changement d’état civil des personnes trans.

La principale avancée de cette loi, depuis son passage à l’assemblée nationale, était la démédicalisation du changement d’état civil, qui devait permettre aux personnes trans de ne plus avoir à présenter d’attestations médicales pour pouvoir y accéder. Cette avancée, qui était déjà insuffisante puisqu’il est nécessaire que le changement d’état civil soit aussi déjudiciarisé, a été supprimée dans le projet de loi adopté cette semaine. On peut en effet y lire : « La réalité de la situation mentionnée à l’article 61-5 [à savoir la transidentité] est médicalement constatée ».

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Transidentités et espaces publics urbains : état des lieux et enjeux de la recherche en sciences humaines

Appel à se lancer dans une véritable collecte de données sur les transidentités : la recherche comme enjeu majeur dans la lutte pour l’émancipation des personnes trans.

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Milan Bonté

La transidentité est une question peu étudiée dans le champ scientifique. L’invisibilité des personnes trans, dénoncée par les associations de lutte contre la transphobie, ne se limite pas aux médias et concerne aussi le champ de la recherche[1][2]. Ce dernier, largement transphobe jusque très récemment, et toujours profondément binariste, oscille en général entre des questionnements médicaux pathologisants et une dénonciation des oppressions liées au patriarcat… par le prisme binaire du rapport hommes/femmes[3]. Les questions trans sont rarement traitées en dehors de ces grilles de lecture. En géographie, il a fallu attendre les années 1990 pour questionner la prédominance masculine et cisgenre parmi les chercheurs[4], et repenser le rapport du champ de la géographie, et plus largement de l’espace, à celui du genre. Néanmoins, les travaux qui ont découlé de ces réflexions concernent en quasi-totalité le thème des femmes dans la ville, et tout en se targuant pourtant d’intitulés inclusifs : utilisant « genre » plutôt que « femmes », ils ne se réfèrent que très peu, voire pas du tout, aux particularités liées aux transidentités.

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Rencontre avec Adèle et Mathilde, fondatrices d’A nous la nuit !

Léa Delmas

 FéminiCités est partenaire la marche nocturne de réappropriation de l’espace public organisée par l’association A nous la nuit le 2 septembre 2016, avec une arrivée au Point Ephémère (voir ici pour leur campagne de financement participatif). L’association organise aussi divers événements au cours de l’année, comme des apéros-discussions. Nous avons eu envie de rencontrer Adèle et Mathilde, qui en sont les fondatrices, pour parler de féminisme, d’inclusivité, du rapport à l’espace public et de la marche qu’elles organisent avec leur association.

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La rue au féminin : un sujet délicat à traiter

Inès Edel-Garcia, Léa Delmas et Fanny Helleu

Récit du premier FéminiCiné, avec la projection-débat de « Femmes invisibles, survivre dans la rue » de Claire Lajeunie, à la Mairie du 18ème le vendredi 29 avril 2016, en présence de Nadine Mézence (élue PCF à l’égalité de genre et à la lutte contre les discriminations dans le 18ème arrondissement de Paris) et de membres de FéminiCités et de Règles élémentaires.

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Loi travail : un projet dangereux pour les salarié.e.s et les droits des femmes et des minorités de genre

Source de l’image : Loi travail, non merci !

Face aux mesures évoquées par le gouvernement dans le cadre du projet de loi travail, et malgré les quelques modifications apportées à la marge, FéminiCités souhaite s’associer au mouvement social qui s’organise depuis quelques semaines pour refuser cette loi qui détruit les acquis sociaux des travailleur.se.s, et heurte particulièrement les droits de celles et ceux que nous défendons en premier lieu. Nous avons notamment pris cette décision suite à l’avis rendu par le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle, qui souligne “l’impact négatif” que cette loi aurait sur l’égalité de genre au travail, et au sein de la société en général, si elle était adoptée.

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